C’est un assureur du Québec qui a eu son quart d’heure de gloire en 2006 après avoir orchestré une arnaque envers les clients de son cabinet d’assurance. Retour sur les faits.

A seulement 28 ans, Stéphane Charest fut poussé par son addiction au jeu à commettre l’irréparable. En effet, le courtier en assurance a soutiré près de 120000 dollars à ses clients ainsi qu’à quelques membres de sa famille, en leur promettant un placement immobilier sans risque qui leur apporterait une grande fortune. Pourtant c’est au Casino de Montréal que cette coquette somme fut dépensée.

Coupable

En décembre 2006, l’homme est interpellé par les autorités et se doit de rembourser chaque centime de la somme volée à ses crédules clients. La justice lui accorde donc une liberté sous condition : il doit s’acquitter de ses dettes, ne plus mettre le pied dans un casino et suivre une thérapie. Le deal semble correct. Mais Stéphane Charest, bien trop dépendant au jeu, se laisse à nouveau entraîner dans cette addiction qui le conduira vers le chemin du pénitencier. Il réitère ses arnaques en extirpant aux clients de son nouvel employeur des sommes astronomiques à hauteur de 80000 dollars. L’homme dépense une partie de l’argent au casino et une autre partie servira à rembourser ses dettes. Il est pourtant conscient de cette pathologie qui le ronge, mais le joueur compulsif préfère avant tout assouvir son besoin de jouer plutôt que de se soigner auprès d’un psychologue.

Rebelote !

Stéphane Charest fut à nouveau interpellé par la police et fut, cette fois-ci, placé sous les verrous pour 15 mois de condamnation. A sa sortie, il devra, bien évidemment, rembourser la totalité des sommes « empruntées » aux clients et se verra interdit d’occuper un poste dans le domaine de la finance ou qui toucherait de près ou de loin à la trésorerie. Là encore, il devra suivre une thérapie et ne plus s’approcher des machines à sous et jeux de table. L’homme a été relâché en janvier 2008 et ne fait plus parler de lui. Alors, la raison aura-t-elle pris le dessus sur l’appât du gain ?